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Du 2 au 9 Décembre, Agile aura le plaisir d’exposer les œuvres de Madeleine Froment, artiste pluridisciplinaire travaillant sur la représentation du corps, et particulièrement, des nus. L’exposition est gratuite et ouverte à tous les publics de 17h à 20h en semaine, et de 14h à 18h le week-end. Un vernissage est prévu le vendredi 2 à partir de 18h30 pour celles et ceux désireux-ses d’échanger leurs impressions avec l’artiste et de passer une agréable soirée en notre compagnie.

Madeleine Froment exposera sa série « Anatomie du doute », une série de 16 polaroids et 15 dessins, portraits de corps nus, masculins et féminins, dont l’authenticité et le sens du détail captent brillamment l’attention du spectateur.

De multiples influences techniques et temporelles

Née le 24 Mai 1985, Madeleine Froment semble être l’une de ces artistes que la passion habite, nuit et jour, depuis toujours. Dessinatrice exaltée depuis sa plus tendre enfance, elle prend des cours de dessins dès l’âge de 10 ans. Diplômée d’une école d’art appliqué en 2009, elle travaille 9 années durant en tant que graphiste professionnelle. Si ses études et sa profession lui permirent de soutenir une production régulière et d’affiner toujours plus sa technique, sa sensibilité s’est cultivée par l’expérience de la vie et ses multiples rencontres.

L’œuvre de l’artiste est variée, tant par la forme – dessins détaillés aux allures de croquis, photographies en noir et blanc prise au polaroid, collages aux allures de street-art – que par le fond – nus francs ou dérobés, gabarits spécifiques et originaux, portraits et photos de groupe. Les teintes utilisées sont de savoureux mélanges de noir et blanc, dont les nuances de gris surplombent des décors timides et rarement colorés.

Madeleine s’intéresse particulièrement à la question du corps, qu’elle aborde avec émotion et psychologie, s’éloignant ainsi de l’érotisme très convenu dans lequel sombre l’art contemporain depuis de nombreuses années.

 »L’idée étant de dérouler une réflexion, celle autour de mes propres névroses en se basant sur l’observation des autres. […] Je collectionne les corps et leurs histoires, comme une étendue d’hypothèses et d’éventualités. […] Ils me permettent d’approcher mes interrogations et de me construire un regard sur le monde et sur moi-même. »

Elle mène également une réflexion sur la relation entre les êtres et les sentiments qui les unissent, réflexion que l’on retrouve à travers le format de ses œuvres, portraits intimes inscrits dans un cadre circulaire, probablement inspiré des miniatures de la renaissance et de l’ère industrielle. Ces miniatures étaient des portraits de poche, référence nostalgique aux êtres qui nous sont chers, telle une photo de polaroid prise sur le pouce et gardée précieusement dans son portefeuille. Dans ces œuvres, Madeleine garde les teintes en noir et blanc, photographie ou non, en conservant le décor effacé des miniatures. Ce parti-pris ingénieux ne manquera pas de nous évoquer un sentiment de tendresse et de sympathie pour les modèles de ces miniatures contemporaines, réalistes et beaux dans leurs imperfections.

Là où de nombreux artistes contemporains ont commis l’erreur de se détacher de toutes influences, Madeleine Froment en a savamment mélangé de nombreuses tout en unifiant son œuvre par sa propre interprétation. Si son travail artistique est subtil, il reste accessible tant les thèmes abordés sont ancrés dans l’imaginaire collectif.

Sources :

http://www.barbieturix.com/2016/05/20/barbie-du-mois-madeleine-froment/

http://madeleine-froment.squarespace.com/

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